Beauté rare
Avec La cloche de verre, Maryse Delente plonge à nouveau dans un univers de féminité tragique dans lequel elle se plaît. L’oeuvre de la poétesse Sylvia Plath, La cloche de détresse, a fortement inspiré la chorégraphe. Les mots utilisés pour exorciser les émotions ont nourri les images de cette création. Cinq corps de femme transcendés et douloureux, comme flottant entre deux eaux ; des moments d’émotion intense qui saisissent l’espace, ponctués d’instants inattendus, d’une beauté rare ; une façon pudique et délicate de faire surgir les ombres mortes de créatures pleurant ce qu’elles ont été. Du grand art chorégraphique.
Avec Maryse Delente, l’exploration des corps en mouvement, du sensible et de l’esthétique soignée, n’est jamais terminée. Ce spectacle est un hommage à la sensibilité et à la précision du geste, à la pureté du mouvement.
|